La Cgt rassemblée à Dijon pour les libertés syndicales...

mercredi 23 septembre 2015
par  UD CGT 71

Les militants de la CGT de la région étaient mobilisés à Dijon ce mercredi 23 septembre pour défendre les libertés syndicales, jour anniversaire de la naissance de la Cgt il y a 120 ans.


Ci-dessous le texte lu ce matin devant les militants à Dijon :

Aujourd’hui 23 septembre 2015 est une journée de mobilisation nationale partout en France à l’appel de la CGT pour le respect des libertés syndicales.

Nous réaffirmons aujourd’hui que la liberté syndicale est un droit fondamental.

Cette liberté de l’action syndicale dans ses différentes expressions est aujourd’hui comme hier importante pour toutes et tous afin de gagner des droits et conquêtes sociales. Il n’y a pas de conquêtes sociales sans libertés syndicales.
Congés payés, Sécurité Sociale, 35 heures,… l’histoire est jalonnée de ces conquêtes sociales qui n’auraient jamais vu le jour sans actions sociales organisées par un puissant mouvement syndical.

Or depuis plusieurs années, nous vivons une accélération des attaques contre les conquis et droits sociaux, contre notre modèle social porteurs de principes de solidarités et de progrès, pour faire en sorte que le fruit du travail des salariés aille de plus en plus dans la poche de ceux qui en ont déjà plein.

Pour imposer ses choix politiques d’austérité et satisfaire les exigences de ses amis du monde de la finance, le gouvernement ne cesse de faire adopter des lois en faveur du patronat.

Que ce soit la loi dite de sécurisation de l’emploi, la loi Macron et son lot de régression sociale, la loi Rebsamen relative au dialogue social qui tourne le dos à une véritable démocratie sociale, elles visent toutes à démanteler les droits collectifs acquis pour réduire la capacité d’intervention des salariés dans la gestion des entreprises, réduire les droits individuels pour précariser toujours plus le travail et diminuer sa rémunération.
Pour essayer de faire taire toute contestation, gouvernement et patronat cherchent à freiner le développement du syndicalisme

 - en remettant en cause l’hébergement des organisations syndicales mises à dispositions gracieusement depuis la fin du 19ème siècle comme c’est le cas ici à Dijon avec la volonté du précédent ministre du travail redevenu aujourd’hui maire de Dijon d’imposer des contributions financières hors de nos moyens financiers ou encore en Saône et Loire… avec la tentative de remettre en cause l’attribution des locaux à l’UL de Louhans mais suite à la mobilisation l’UL sera relogé dans de nouveaux locaux

- en s’en prenant aux militantes et militants syndicaux dans les entreprises et les
services, qui contestent les orientations patronales et gouvernementales nuisibles aux salariés, aux usagers et portent des propositions alternatives. Ces derniers se voient de plus en plus souvent l’objet de discriminations avec par exemple blocage des carrières, avertissement ou plus encore, une volonté de criminaliser l’action syndicale en traitant des militants comme des délinquants, les trainant devant les tribunaux, comme c’est le cas aujourd’hui pour 5 militants du syndicat cgt mines énergie paris qui avec 200 agents ont défendu le droit au travail pour une salariée arbitrairement licenciée, ou encore la secrétaire de l’Union Départementale CGT de Gironde condamnée en première instance pour diffamation pour avoir simplement qualifié de « moyenâgeuses » les conditions de travail dans l’usine de l’équipementier automobile Bellier.

Mais la CGT aujourd’hui comme hier ne baisse pas les bras. L’action syndicale, avec les salariés a permis, dans de multiples occasions, de faire reculer les prétentions du patronat et d’élus politiques. Ainsi en région Bourgogne, la SNCF a été condamnée pour discrimination envers 14 cheminots militants CGT du Technicentre de Varennes Vauzelles dans la Nièvre, 13 pour discrimination syndicale et une pour discrimination sexiste. Ils sont ainsi été rétablis dans leurs droits et la SNCF condamnée à leur verser des sommes allant de 30 000 à 50 000 €, les reclasser dans la position qu’ils auraient dû atteindre en l’absence de discrimination, revaloriser les pensions pour les agents en retraite.

C’est aussi la direction d’Aperam Imphy , déjà condamnée pour discrimination syndicale qui a été contrainte de rétablir dans leurs droits 10 élus CGT pour un total de 414 700 € pour rattrapage de salaires avec pour les salariés encore en activité des augmentations de salaires allant jusqu’à 394 € mensuels.

Chez JTEK à Dijon la direction a décidé de sanctionner 24 salariés grévistes, considérant la grève comme un abandon de poste ou comme à KEOLIS Dijon : alors que le délégué CGT réussi un concours, la direction lui refuse le poste correspondant. Grâce à l’action du syndicat, l’élu CGT obtient gain de cause et la reconnaissance de son concours.
Chez ALEM (Air Liquide) en Saône et Loire, le groupe est condamné à plus de 700 000 € : pour ses pratiques discriminatoires à l’encontre de 11 militants de la CGT. C’est aussi Amazone où il faut lutter pour que cessent les pressions sur les élus CGT.

A Rocamat à Ravières dans l’Yonne où le DP est licencié pour avoir dénoncé le non-paiement d’heures de travail contraire à un accord 35h licenciement refusé par la Direccte mais accepté par le ministère.
De plus en plus d’employeurs tentent de refuser la présence de Conseillers du salarié lors d’entretiens préalables à licenciement……

Agir pour garder cette liberté, ces droits acquis par la lutte et les améliorer est une condition indispensable pour gagner du progrès social.
Aujourd’hui avec la CGT exigeons :

• L’engagement de l’Etat d’assurer le respect des libertés syndicales en garantissant l’application du droit que ce soit dans le secteur privé ou public et en sanctionnant celles et ceux qui bafouent la loi.
• Le renforcement de la protection des militant-e-s syndicaux, agissant dans l’intérêt général des salarié-e-s dans le cadre d’actions collectives,
• La cessation des poursuites judiciaires face aux tentatives patronales ainsi qu’à celles de l’Etat de criminaliser l’action syndicale ;
• Une loi d’amnistie pour tou-te-s les militant-e-s syndicalistes et associatifs ;
• Le renforcement de la loi pour garantir la pérennité de l’hébergement des organisations syndicales à titre gracieux par les collectivités territoriales.

Ce sont ces exigences que la délégation régionale CGT portera au Préfet de région.
Et nous invitons les salariés à franchir le pas de la syndicalisation pour ensemble être plus forts. La CGT est l’organisation qui permettra aux salariés de s’organiser, collectivement, pour prendre leurs affaires en mains et obtenir des garanties collectives améliorées et adaptées aux besoins d’aujourd’hui.

Album photos du rassemblement à Dijon accessible en bas de page du site et / ou en cliquant ICI"


Sites favoris


14 sites référencés dans ce secteur

Brèves

11 janvier 2016 - Le 28 janvier, l’UL du Mâconnais tiendra une assemblée générale

Le 28 janvier, l’Union Locale Cgt du Mâconnais tiendra une assemblée générale. A cette occasion tous (...)

11 novembre 2015 - Le 24 novembre, les retraités seront mobilisés pour le pouvoir d’achat

Après avoir déposé plus de 100 000 cartes pétitions auprès du Président de la République, le 24 (...)

10 novembre 2015 - Les 18,19 et 20 novembre, les syndicats CGt des finances publiques appellent à la grève...

...Dans ces professions, 2130 suppressions annoncées pour 2016 !!!
Pour la défense de l’emploi, (...)

9 novembre 2015 - Le 24 novembre, l’UL du Mâconnais tiendra une assemblée générale

Le 24 novembre 2015, l’Union Locale Cgt du Mâconnais tiendra une assemblée générale des (...)

4 novembre 2015 - Les salariés de LDC Louhans en grève contre les pressions syndicales

Cliquez sur tract ci-dessous pour l’agrandir